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Historique

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Pas une forêt, pas une rivière ni même un ruisseau...
Que des landes calcaires sèches et des marécages...

C'est en ce lieu inhospitalier que se retira Saint-Ursin, forcé de quitter Bourges qu'il était venu évangéliser à la demande du pape Saint-Clément, au commencement du IIe siècle. Ainsi débuta l'histoire de la Chapelle-Saint-Ursin, commune de 783 hectares et 40 ares, au cœur de la Champagne berrichonne, qui culmine à 156 mètres.

lacPas un château ni même un moulin ou une fabrique... 
Jusqu'au début du XIXe siècle notre commune restera pauvre, sa population n'excédant jamais 250 habitants, vivant d'activités agricoles extensives (élevage ovin) et de la culture de la vigne dont la superficie a occupé jusqu'à 117 hectares! 
Mais tout vint à changer à partir de 1837, année où le conseil municipal autorise l'extraction du minerai de fer moyennant redevance. 
Ce minerai est abondant au sud de la commune (Verniller, Noval, Laburets...).

L'achèvement du canal de Berry en 1841 décuple l'activité en facilitant le transport du minerai. La loi de 1842 créant un réseau national de chemins de fer force la demande de métal et les prix grimpent. 
Le budget communal et la population croissent rapidement.


La Chapelle-Saint-Ursin devient alors l'une des communes les plus riches du département : mairie, école, église, école de filles sont construites ou rénovées. 
La population atteint 844 habitants en 1866. 
Mais férocement concurrencé par l'industrie sidérurgique qui a entamé sa révolution industrielle (notamment l'industrie anglaise), notre bassin connaît un très rapide déclin. Des 109 puits en activité, il n'en restera guère qu'une dizaine au début des années1870 et aucun quelques années plus tard... 
Puis, à son tour, vers la fin du XIXe siècle, l'activité viticole est en récession. Elle ne se relèvera jamais des attaques du phylloxera malgré la création d'un syndicat viticole très actif. Son déclin se poursuivra régulièrement jusqu'en 1986 où il ne restera que 15 ares en exploitation.

La population communale diminue dès 1890 et notre Chapelle-Saint-Ursin entre bien mal dans le XXe siècle. Plus de mines, peu de vignes, moins de 500 habitants... 
Les chapellois ne sont plus que 431 en 1926.
Mais après-guerre et surtout à partir de 1960, la croissance démographique s'accélère sous l'effet de l'exode rural qui pousse les populations paysannes locales vers les abords de la ville-préfecture du Cher.

L'arrivée de l'autoroute en 1989 et la présence d'un échangeur permettent le développement rapide de notre zone industrielle appelée "ORCHIDEE", ORganisation CHapelloise pour l'Installation et DEveloppement des Entreprises.


De 1 326 habitants en 1968,
la population passe à 2 971 en 1989 et approche de 3 500 aujourd'hui.

Tout laisse à penser que La Chapelle-Saint-Ursin abordera le XXIe siècle bien mieux qu'elle n'a abordé ce siècle pourtant si
déterminant pour elle!