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La zone naturelle "Les chaumes du Verniller"

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Les pelouses calcicoles

Les pelouses calcicoles sont des formations végétales composées essentiellement de plantes herbacées vivaces formant un tapis plus ou moins ouvert sur sol calcaire peu épais, pauvre en éléments minéraux nutritifs, subissant un éclairement intense et une période de sécheresse climatique ou édaphique.

pelouse

Pendant une trentaine d’années, le plateau calcaire lacustre a supporté une intense activité minière qui, à ciel ouvert ou par puits exploitait le gisement d’argile à pisolithes du Sidérolithique, la période de grande prospérité se situant vers 1860.
Une pratique pastorale extensive a joué un rôle dans le maintien à l’état de pelouses de surfaces qui tendent actuellement à se transformer en fructicées, et ultérieurement en forêt, bien que l’évolution soit particulièrement lente en raison de l’aridité du substrat. Présentement, le paysage est pour une large part d’essence anthropique; à terme, le dynamisme des groupements végétaux compromet le maintien des aspects actuels.
La flore si particulière des chaumes du Verniller est connue depuis au moins deux siècles :
les premières mentions d’espèces remarquables semblent dues à l’abbé Blondeau (1765-1841) dont les découvertes sont citées par A. Legrand (1894).
À la demande du Ministère de l’environnement, des experts (MM. Aymonin, Bournerias, Chouard) se rendent sur le site et confirment son intérêt exceptionnel.
En 1977 et 1978, la Société Botanique de France organise une session extraordinaire comprenant des herborisations guidées par MM. les professeurs Braque et Loiseau aux
chaumes de La Chapelle-St-Ursin.
Aujourd’hui, le classement du site des Chaumes du Verniller est une réserve naturel nationale .

Le patrimoine minier

C’est au début du XIXe siècle que l’exploitation du minerai de fer a pris son essor.
Les minières de La Chapelle-Saint-Ursin alimentent les usines de Commentry, Montluçon, Vierzon, Grossouvre, Meillant et Ivoy-le-pré.
Le minerai extrait est extrêmement riche, son poids est de 2 200 kg le mètre cube.
La production annuelle de ce bassin a, certaines années, dépassé les 40 000 tonnes de minerai lavé.
La période de prospérité ne dura pas longtemps c’est en 1886 que ferma la dernière exploitation.